Tout est dur dans la mort d’un chien qui nous a aimé d’un amour sans compromis, sans calcul, gratuit. Un amour divin, en quelque sorte. On est sans cesse invité à minimiser cette perte pourtant immense, parce que perdre son chien serait moins grave que perdre un proche. Pourtant, l’amour des chiens, leur attachement, leur dignité dans leur affection, leur besoin de nous regarder et de nous comprendre, avec leur regard innocent et sans aucun préjugé, je l’ai rarement connu dans une autre espèce, pour ne pas dire jamais.
Mercredi 15 juillet, à 11h30, mon chien, mon Charlie s’est éteint comme une bougie fatiguée et tremblante. Je l’ai embrassé avec tout l’amour que j’avais pour lui et que je voulais qu’il emmène avec lui là où allait son âme pure et candide. J’ai pris son corps lourd dans mes mains pour le poser délicatement dans la couverture préparée pour lui. Un coucouche-panier beige à pois, usé par les lavages répétés. Puis il est parti pour toujours avec la véto.
