Les gens.

Il y a des jours où je ne les aime pas, les gens. Ils font du bruit, ils te bousculent, ils vont et viennent et passent indifférents.

Il y a des jours où je les aime, les gens…
Je vois la vie qui les anime, parce que je sais que ce ne sera pas toujours comme ça. Ils me paraissent chauds, touchants, fragiles. Ces jours-là, je ne sais pas pourquoi, le soleil éclaire leurs prunelles et en révèle la transparence et la clarté. Il pénètre plus profondément qu’à l’ordinaire.
Ces jours-là où j’aime les gens, tous les gens, je vois leurs gestes comme des envols suspendus, inachevés.

Les jours où j’aime les gens, je voudrais qu’ils s’envolent et fassent des loopings en riant et qu’ils soient heureux et qu’ils soient libérés.
Un simple moment unique et je m’accroche à cet amour. Comme l’autre jour où nous étions arrêtées, ma sœur et moi, par un camion où deux types travaillaient à couper les branches des tilleuls. Bien sûr, j’étais prête à râler, mais c’était un jour où j’aimais les gens ; Je ne râlais pas. L’homme qui n’était pas penché se retourna et nous sourit et c’était un don.
Les gens, ils marchent solitaires dans la nuit où roule notre planète, opiniâtres et silencieux.
Et tous ces hommes,
Et toutes ces femmes
Qui ont existé,
Qui existent,
Qui existeront,
Parfois bien,
Toujours mal,
Toujours souffrants.

C’est comme ça, les jours où j’aime les gens.

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