Le ciel est bleu, ce matin, mais le soleil finit de se poudrer le nez dans les nuages de l’horizon.

Le ciel est bleu, ce matin, mais le soleil finit de se poudrer le nez dans les nuages de l’horizon.

Le ciel est peint à l’aquarelle et la rivière d’argent scintille. Offrande de mille diamants.
Je fais semblant de rien, mais je crois qu’il y a des morceaux de bleu dans le puzzle du ciel.
Ciel bleu ourlé de Jaune. Soleil froid d’hiver. Les arbres sont colorés d’orange et de mauve.
Le soleil s’est noyé dans la cendre des jours d’hiver.

Aujourd’hui, le temps ressemble à deux longues jambes de glace et à des pieds de neige.

La terre est ouverte en larges tranches grasses. Elle sèche vite pourtant, et la couleur de chocolat laisse place à de vastes étendues grises sur lesquels s’étendent, dans le jour qui finit tôt, les longues ombres des arbres. Des corbeaux arpentent les hautes mottes d’un pas docte, ainsi que des penseurs solitaires.
Derrière, le ciel est tissé de rubans oranges et de longs bandeaux de nuages mauves ourlés de lumière.

Ciels de brumes roses, toits noirs d’où s’échappent les sages serpentins de fumée pale. Les feux des réverbères de la gare comme des yeux de fauves hallucinés m’observent de loin, immobiles…

Je vais où le bonheur me porte.
Il y a des jours où je ne les aime pas, les gens. Ils font du bruit, ils te bousculent, ils vont et viennent et passent indifférents.
Il y a des jours où je les aime, les gens…
Je vois la vie qui les anime, parce que je sais que ce ne sera pas toujours comme ça. Ils me paraissent chauds, touchants, fragiles. Ces jours-là, je ne sais pas pourquoi, le soleil éclaire leurs prunelles et en révèle la transparence et la clarté. Il pénètre plus profondément qu’à l’ordinaire.
Ces jours-là où j’aime les gens, tous les gens, je vois leurs gestes comme des envols suspendus, inachevés.