Meli-Melo Movie


SPOILER ALERT. Cet article dévoile des péripéties et des éléments du drama Melo Movie.
Si vous n’aimez pas qu’on déflore votre futur visionnage, ne lisez pas cet article !
SPOILER ALERT 2. J’ai pas trop aimé… Si ça vous agace, ne lisez pas non plus !


Je viens de finir de regarder « Comme Un Film » sur Netflix. Melo Movie, de son nom en anglais.
Comme d’habitude, j’en attendais beaucoup, et comme souvent ces derniers temps, mon espoir a été déçu.
Cette histoire d’une simplicité déconcertante est délayée jusqu’au jus de vaisselle pour tenir les 10 épisodes prévus. Comme un des personnages est critique de cinéma à la dent dure, il ne m’en voudra pas de suivre son exemple.
Le contexte, pour commencer. Il s’agit de parler de cinéma, et de cinéma, on ne parle pas du tout. L’essentiel des dissertations intérieures aussi  longues et poussives que plates que banales, portent pour l’essentiel sur les relations romantiques, les souvenirs, l’affection de papa-maman.
Les seuls questionnements qui ont un sens sont les réflexions d’un jeune frère qui se demande qui était son hyung, son grand frère, à la mort de celui-ci.
Du cinéma, on ne parle pas. Ni comme cinéphile ni comme technicien. Lee Na-eun, la scénariste, aurait pu utiliser son scénario comme canevas pour évoquer, épisode par épisode, soit un film du patrimoine mondial, soit un aspect technique de la fabrication d’un film : scénario, décors, costumes, tournage, réalisation.
Là, rien. Vide abyssal. Même lorsqu’on voit les personnages au travail, on nous offre soit une caricature, comme celle du réalisateur excédé, soit un vague travail sur le scénario dont on n’apprend rien. La musique originale d’un film ? Bof ! Une chansonnette… De la réalisation non plus, nous n’apprendrons rien.

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My dearest.

Une analyse du drama.

(Attention, cet article contient des informations sur le contenu du drama. Si vous n’aimez pas que le contenu d’un programme que vous n’avez pas vu soit dévoilé, ne lisez pas plus loin…)

J’ai fini de regarder My Dearest hier soir, après avoir longtemps attendu la traduction des deux derniers épisodes.
Du début à la dernière image, j’ai été saisie par ce drama, qui a capté mon attention, et mes émotions de semaine en semaine.
Bien sûr, comme tout le monde, j’ai compris assez vite qu’il s’agissait d’une libre adaptation du roman de Margaret Mitchell « Gone with the wind », avec l’insupportable Miss Scarlett, Melanie, Ashley, et Namgoong Min endossant le rôle de Rhett Butler. J’avoue que, dans le premier épisode, je me suis dit que je n’avais guère envie de me retaper cet indigeste histoire, mais le sourire en coin de Namgoong Min m’a incité à en voir davantage, et, je le confesse, j’ai un très grand faible pour les dramas coréens historiques, c’est-à-dire en costumes, tout comme j’adore les films « de cape et d’épée ».
Rapidement, l’histoire coréenne a fait dérailler la stricte adaptation du roman, et du film… La guerre de Sécession est devenue une invasion, ce qui immédiatement situe l’époque et définit les costumes, les habitudes, la politique et désigne le gouvernement, et le roi. Les esclaves noirs ont été remplacés par des prisonniers de guerre et des otages, ce qui n’a rien à voir avec l’aspect systémique du commerce triangulaire et tout à voir avec la brutalité de la guerre et les us et coutumes de ces pays. L’histoire s’est donc vite échappée de son modèle pour, finalement, ne plus à voir grand chose avec le contexte du roman, ni avec les personnages bien connus.

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Dramas en couleur…

À l’occasion de l’anniversaire de mon amie, et aventurière à Dramaland, Nathalie, j’ai dessiné une carte de vœux qui reprend quelques uns des dramas qu’elle et moi aimons, et quelques figures que l’on voit passer, les gisaeng, les épéistes, les rois, les dames de cour…

Hometown Cha Cha Cha, Moon Lovers, Scarlet heart : Ryeo, Goblin, My Country, The Rebel, The Red Sleeve…

Notes sur « My Liberation Notes »…

Attention ! Ce texte contient des spoilers.

Cela fait déjà un moment que j’ai regardé ce drama. Je me suis juste laissée le temps d’avoir quelque chose à en dire de plus structuré, de plus intéressant qu’une réaction à chaud. Je l’ai vu deux fois. La première, en anglais, pour voir à l’écran Lee Min-ki, un acteur que j’aime particulièrement et dont j’apprécie les choix de carrière… Et aussi pour suivre le travail de Seon Suk-ku que j’avais brièvement aperçu dans « Mother », dans « Jirisan » et dans « Be Melodramatic » , et que j’avais bien aimé dans « Sense8 », des Wachowski, en flic tenace et amoureux de Bae Doona. Un acteur qui, apparemment, se glisse avec bonheur dans des personnages très différents les uns des autres. J’avais aussi remarqué que c’était l’œuvre de Park Hae-young, l’autrice du merveilleux et émouvant « My Mister » et qu’il était réalisé par Kim Seok-yun, le réalisateur de « The Light In Your Eyes », un beau drama assez dur. Tout se trouvait donc réuni pour que je craque et regarde les épisodes au même rythme que les Coréens, semaine après semaine, au lieu d’attendre la diffusion plus tardive sur Netflix.

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Les dramas, pourquoi ?…

J’en avais vraiment marre des commissariats et des flics qu’ils soient d’ici, ou ailleurs, dans les séries françaises nulles et dans les anglo-saxonnes, exception faite des britanniques. Des flics, ou des avocats, ou des procureurs, du FBI, de la CIA, et des histoires de famille, les grands-pères, les petits enfants, les maris, les femmes, et pas d’amants, rien de plus chaste que les séries « famille », des psychopathes, des truands, des violents, des dingues, pas la moindre émotion, sinon la peur, pas le moindre sentiment, sinon les plus vils…

Esthétiquement, j’en pouvais plus de la glorification du sweat serpillière, du pantalon informe et de la barbe de trois jour, du dessous de pont immonde, de l’abord de bretelle d’autoroute, de la casse mille fois vue, du bar à la noix, de l’appart de flic sinistre et sans âme, de l’open space de la police, du capitaine noir, parce tous les capitaines sont noirs, askip, de la scène de Q toujours la même, et pour les sentiments, tu repasseras, avec toujours les mêmes qui se déloquent dans l’entrée, la scène du brossage de dents, et du pipi dans la cuvette.

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Wang So.

(Attention, cet article contient des informations sur le contenu du drama. Si vous n’aimez pas que le contenu d’un programme que vous n’avez pas vu soit dévoilé, ne lisez pas plus loin…)

Il arrive, au cours des voyages dans les œuvres, qu’un personnage devienne plus qu’une description littéraire, ou une image sur un écran. Il se peut que ce personnage touche, pour une raison mystérieuse, votre cœur…
Un jour quelconque, je flânais sur youtube, à la recherche de vidéos à propos de Kang Ha-neul. J’étais dans ma première période de vif intérêt, voire de passion dévorante, pour les dramas coréens, et je m’intéressais à ce jeune et talentueux acteur, à la suite de « When The Camellia Blooms ».
Je suis tombée par hasard sur une remise de récompenses télévisuelles, où Ha-neul recevait un prix, et était félicité par un homme que je ne connaissais pas, très mince, de taille moyenne, aux oreilles décollées et au visage elfique, Lee Joon-gi. De prime abord, j’ai été gênée par je ne sais quoi. Un peu comme quand on est agacée par celui ou celle dont on va devenir complètement folle par la suite…
Kang Ha-neul ayant reçu une récompense pour l’interprétation de son personnage, je me suis donc intéressée à Wang Wook, le 8e prince, le rôle de Kang Ha-neul dans ce drama, Moon Lovers, Scarlet Heart: Ryeo, où il est à la fois magnifique et tellement juste.

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Dramas.

Il y a environ 3 ans maintenant que je regarde exclusivement des séries coréennes, communément appelées « dramas ».
José m’avait dit : « il y a une série qui a l’air chouette sur Netflix. Ça s’appelle Mr. Sunshine. » « Ah bon ! », j’ai répondu sans conviction. J’aimais bien le cinéma asiatique, japonais, taïwanais, chinois de Chine populaire ou de Hong-kong, mais nos incursions dans les productions pour le petit écran ne m’avaient jamais vraiment emballée. Les « anime », non merci, très peu pour moi. En tant qu’animatrice 2D, comme on dit aujourd’hui, j’étais agacée par le peu de mouvement de ces produits et, en tant qu’illustratrice, par les conventions graphiques du code esthétique nommé « manga ». J’ai, depuis, un peu revu mon opinion, mais pas beaucoup, il faut le dire.
À ce moment-là, je crois que nous étions en overdose de productions américaines. On en avait ras-le-bol de la testostérone, de la violence, de cette façon obscène d’exhiber le corps des femmes, des figures de style vues et revues. De mieux connaître la skyline de New York que celle de Paris. Les scénarios se déroulaient, sans surprise, avec les mêmes schémas resucés, les mêmes vieilles recettes, même si, de temps en temps, un pur chef d’œuvre venait au jour, comme True Detective. Quant aux productions françaises, n’en parlons pas. Les murs qui bougent quand on frappe à la porte, les glumeux qui slapètent, les scénarios ni faits ni à faire, non merci ! Une fois disparu Jean-François Parrot qui a emporté avec lui Nicolas Le Floch, il ne restait que les dramatiques dramatiques… Bref, on séchait. Nous nous sommes alors penchés sur les productions d’ailleurs, histoire de prendre un peu le frais. Ce n’était pas mal, mais on sentait quand même l’influence profonde des habitudes et codes d’outre-Atlantique.
Quand soudain, dans les propositions des diffusions Netflix, le portrait d’un bel homme inconnu : Mr. Sunshine.
C’était parti !…

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