Il y a des jours où je ne les aime pas, les gens. Ils font du bruit, ils te bousculent, ils vont et viennent et passent indifférents.
Il y a des jours où je les aime, les gens…
Je vois la vie qui les anime, parce que je sais que ce ne sera pas toujours comme ça. Ils me paraissent chauds, touchants, fragiles. Ces jours-là, je ne sais pas pourquoi, le soleil éclaire leurs prunelles et en révèle la transparence et la clarté. Il pénètre plus profondément qu’à l’ordinaire.
Ces jours-là où j’aime les gens, tous les gens, je vois leurs gestes comme des envols suspendus, inachevés.
