Enchevêtrement des toits et des pignons aux couleurs fanées, puits de lumière ornés de fer forgé et couvert de tôle ondulée, tuiles rouges et forêt d’antennes tordues. Le ciel est couvert, ce matin. Comme souvent dans les cités du bord de la mer, la nuit a tiré sur la ville la couverture des nuages, et ils peinent à se disperser au matin, mais on sent le soleil et la chaleur tout proches. Les bruits sont nouveaux, et pourtant familiers. Comme de vieux amis, ils montent vers moi de la rue, et entrent par la fenêtre largement ouverte. Les sirènes des ambulances, les voix des enfants, les frôlements des voitures sur les pavés de basalte de la chaussée, les oiseaux sur les toits, et dans les cages suspendues aux fenêtres. Cliquetis des boutiques, voisins s’interpellant à grand bruit, vendeurs ambulants. Au loin, le brouhaha emmêlé des autos, des camions et par-dessus ce tissu épais, les notes joyeuses des trams dégringolant les collines et les cris des goélands dans le ciel au-dessus.
Lire la suite « Lisbonne »Auteur : Marie-Anne Bonneterre
Aphorisme.
Ceux qui sont si fiers d’eux-même doivent remercier le hasard.
Être deux.
Le secret d’un couple réussi : toujours se faire passer en second. Une règle valable pour les deux partenaires. Ainsi, chacun trouve sa part de bonheur dans la générosité de l’autre…
Il y a ceux qui veulent être comme tout le monde, et ceux qui aspirent à n’être comme personne…
Le chant du champ.
Difficile de décrire la beauté du champ…
Dans la quiétude du soir, l’orchestre des insectes jouait à l’unisson une même note sur le violon de leurs pattes, mais, du terre-plein voisin venaient les sons désaccordés de quelques dissidents qui jouaient à contre-temps…

Il pleut.
Les larmes du ciel sur les vitres du salon…
Wang So.
(Attention, cet article contient des informations sur le contenu du drama. Si vous n’aimez pas que le contenu d’un programme que vous n’avez pas vu soit dévoilé, ne lisez pas plus loin…)
Il arrive, au cours des voyages dans les œuvres, qu’un personnage devienne plus qu’une description littéraire, ou une image sur un écran. Il se peut que ce personnage touche, pour une raison mystérieuse, votre cœur…
Un jour quelconque, je flânais sur youtube, à la recherche de vidéos à propos de Kang Ha-neul. J’étais dans ma première période de vif intérêt, voire de passion dévorante, pour les dramas coréens, et je m’intéressais à ce jeune et talentueux acteur, à la suite de « When The Camellia Blooms ».
Je suis tombée par hasard sur une remise de récompenses télévisuelles, où Ha-neul recevait un prix, et était félicité par un homme que je ne connaissais pas, très mince, de taille moyenne, aux oreilles décollées et au visage elfique, Lee Joon-gi. De prime abord, j’ai été gênée par je ne sais quoi. Un peu comme quand on est agacée par celui ou celle dont on va devenir complètement folle par la suite…
Kang Ha-neul ayant reçu une récompense pour l’interprétation de son personnage, je me suis donc intéressée à Wang Wook, le 8e prince, le rôle de Kang Ha-neul dans ce drama, Moon Lovers, Scarlet Heart: Ryeo, où il est à la fois magnifique et tellement juste.
Avant qu’il ne soit trop tard…
Avant qu’il ne soit trop tard,
je voudrais encore poser ma tête sur ton ventre doux.
je voudrais appuyer mon épaule à la tienne. Je voudrais lire tes pensées dans tes yeux profonds.
Avant qu’il ne soit trop tard,
je veux encore sentir ton souffle sur ma nuque. Je veux encore ton étreinte et le chagrin de nos corps délacés. Je veux la houle et l’écume. La tempête qui m’emporte et les clapotis de nos mots tendres.
Quand nous serons séparés, où seront-ils ?
Irritation…
Ce n’est pas gros, une miette… mais c’est la chose la plus inconfortable du monde.
Trier…
Plus l’élégant que le cocasse, plus le raffiné que le réjouissant, plus le discret que le magnifique, plus le minuscule que l’éblouissant, plus le désespéré que l’inspiré.